mardi 27 janvier 2009

Un Pays, un plan climat

En débutant la rédaction de ce post, je m’aperçois que le nom de mon blog commence à devenir obsolète et, pour ne pas laisser naïvement penser que mon engagement s’est arrêté en 2008, je veillerai à le renommer dans les prochaines semaines. En dehors de ces considérations informatiques, je souhaite revenir sur la réunion plénière du Conseil de développement du Pays Thur Doller où je siège depuis le mois d’octobre dernier et qui s’est tenue hier soir. Au programme de cette soirée notamment : la présentation du plan climat.


Ce dossier à la fois passionnant et pleinement dans l’air du temps a été présenté par un conseiller communautaire. Ce dernier est revenu sur la genèse de ce plan et a rappelé un certain nombre d’engagements pris par la France et l’Union européenne depuis quelques temps pour réduire l’émission des gaz à effet de serre. En France, l’engagement a été pris en 2003, devant la communauté internationale, par le chef de l'État et le Premier ministre de « diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d'ici 2050 ». Cet objectif a été validé par le Grenelle de l’environnement en 2007. La Région Alsace semble vouloir obtenir les mêmes résultats mais dans un délai plus court… à l’horizon 2025 !


C’est précisément dans cette perspective régionale que le Pays Thur Doller souhaite rapidement mettre en œuvre un plan d’actions. Après la fameuse « Semaine du Climat » du mois de novembre qui a connu un grand succès et a permis à chacun de mesurer la situation environnementale dans laquelle nous nous trouvons, il est venu le temps de mettre en œuvre des actions très précises visant à atteindre les objectifs ambitieux fixés par la région Alsace. Pour ce faire, toutes les initiatives sont les bienvenues ! Qu’elles proviennent des citoyens, des associations, des bailleurs, des entreprises, des communes, des regroupements intercommunaux et qu’elles concernent l’énergie, les transports, l’habitat, l’urbanisme, le patrimoine bâti, l’aménagement de l’espace, l’agriculture, la forêt, les déchets…


La réduction de l’émission des gaz à effet de serre est l’affaire de tous. A chacun maintenant d’agir ! N’hésitez pas à me faire part de vos initiatives à l’adresse suivante : guillaumegermain@voila.fr


Guillaume Germain, le 27 janvier 2009

mercredi 21 janvier 2009

Un redécoupage cohérent

Dans un contexte international et national chargé et fort mouvementé, entre l’investiture de Barack Obama, la guerre à Gaza et la crise économique, une information a été dévoilée hier, celle du redécoupage des circonscriptions électorales. Le secrétaire d’État aux collectivités territoriales en charge de la réforme a présenté hier aux députés du Haut-Rhin le projet de redécoupage. Le sujet peut paraître mineur eu égard aux enjeux de taille auxquels nous sommes actuellement confrontés. Toutefois, la réforme est indispensable et attendue.

Pourquoi le redécoupage est-il indispensable ?

La représentation nationale est assise sur le principe d’égalité. Depuis le dernier découpage électoral de 1986, chaque député devait être élu dans une circonscription électorale de 100 000 habitants. Mais avec l’évolution démographique, il est apparu que certaines circonscriptions pouvaient être quatre à cinq fois plus peuplées que d’autres. Par ailleurs, le code électoral prévoit qu’après deux recensements de la population, il est indispensable de procéder à un redécoupage des circonscriptions. Ce sont donc ces raisons qui ont conduit le Gouvernement à lancer cette réforme. Dans le cas contraire, le Conseil constitutionnel pourrait, dans l’hypothèse d’un recours aux élections législatives de 2012, déclarer les élections invalidées au motif qu’elles dérogent au principe d’égalité et qu’elles ne tiennent pas compte des obligations inscrites au code électoral.

Quel impact local ?

Le seuil de création d’une circonscription est passé de 100 000 à 125 000 habitants. Les circonscriptions sont donc agrandies pour éviter de devoir augmenter le nombre de députés ce qui en soi est une sage décision. Dans le Haut-Rhin, le nombre de circonscriptions est ainsi ramené de sept à six. Une circonscription reste inchangée : celle de Colmar. Toutes les autres connaitront, si le projet se confirme, des modifications de périmètre. Dans notre secteur, il est prévu que la 7ème circonscription de Cernay-Guebwiller et la 3ème circonscription de Thann-Altkirch soient totalement refondues. Il est notamment prévu que les cantons de Cernay, Ensisheim, Masevaux, Soultz, Saint-Amarin et Thann forment une des six circonscriptions du Haut-Rhin. Au-delà de la perte d’une circonscription dans le Haut-Rhin et de la dimension purement électorale, je me réjouis du projet de création de cette circonscription parce qu’elle est cohérente territorialement. Premièrement, le Pays Thur Doller, bassin de vie dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est pertinent, ne sera plus morcelé entre deux circonscriptions. Deuxièment, le Bassin potassique aura une unité à travers la présence d’une part importante des communes de l’ancienne communauté des communes du Bassin potassique. Troisièment, le territoire de vie Thur Doller lancé récemment par le Conseil général correspond à quatre des six cantons de la nouvelle circonscription. J’espère que le Gouvernement confirmera dans les prochains mois ce projet qui n’entraînera pas de révolution pour notre secteur mais qui permettra de conforter un bassin de vie pertinent.

Guillaume Germain, le 21 janvier 2009

dimanche 4 janvier 2009

La santé et une année d'engagement

Le passage à la nouvelle année est un formidable moment d’espérance. C’est l’instant rêvé de tous les possibles au cours duquel chacun esquisse ce que sera son futur. L’heure de l’évocation des projets, des attentes et des désirs est donc arrivée. Alors, je forme le vœu que 2009 soit une année d’engagement au cours de laquelle chacun, en fonction de ses talents et ses ambitions, ira au bout de lui-même. Il ne saurait y avoir une année de transition, d’incertitude ou d’attente surtout dans un contexte de crise économique et financière où notamment des emplois sont en jeu.


C’est précisément quand la situation est difficile, comme elle l’est aujourd’hui, qu’il convient de redoubler d’ingéniosité et d’engagement sans crainte de l’échec. Chacun, dans le domaine qui est le sien (économique, social, associatif, politique, syndical, etc.), peut toujours s’engager davantage pour qu’ensemble nous puissions progresser. Le 13 avril 1945, le président Rossevelt disait que « la seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d’aujourd’hui. » Je crois que cette affirmation est toujours d’actualité ; elle doit être notre référence pour l’année à venir.


Localement, je souhaiterais que tout soit mis en œuvre, au cours de cette année, pour anticiper les éventuelles difficultés de nos entreprises. J’aimerais également que cette année soit celle des grandes ambitions institutionnelles et territoriales avec l’émergence d’une idée forte : la création d’une communauté d’agglomération du Pays Thur Doller incluant la commune de Wittelsheim. A côté des communautés d’agglomération de Mulhouse et de Colmar, nous pourrions ainsi devenir le troisième pôle le plus important du Haut-Rhin. Je crois que cette idée mérite d’être explorée parce que tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître que le Pays Thur Doller est un ensemble cohérent.


Toujours dans le même registre, j’espère que cette année verra l’aboutissement de la réforme institutionnelle en Alsace. Nous en avons trop longtemps parlé ; il convient maintenant de la faire. Je souhaite aussi que nous puissions avancer rapidement sur la question du traitement des déchets en définissant très précisément la nature du projet du conseil général à Aspach-le-Haut.


Comme il est enfin de tradition, je vous adresse, à vous et ceux qui vous sont chers, tous mes vœux de santé, de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année.


Guillaume Germain, le 4 janvier 2009