Comme je l’ai annoncé il y a quelques semaines, et après près de trois ans d’existence, mon blog change d’adresse. Même format, même hébergeur, même esprit mais avec la référence à l’année 2008 en moins dans l’intitulé de l’adresse. Bref, un changement dans la continuité…
Rejoignez vite la nouvelle adresse sur laquelle vous trouverez quelques options complémentaires comme par exemple le fait d'être averti dès qu'un nouveau message est publié!
Après plusieurs semaines de silence électronique, je reprends rapidement la plume ou plutôt le clavier pour vous donner quelques nouvelles.
Le mois dernier, j’ai organisé, à la conciergerie du complexe sportif Daniel Eck à Cernay, la première rencontre réelle des membres du groupe « Canton de Cernay » sur Facebook – un comble à l’heure où l’avenir des cantons est en question. La presse locale a d’ailleurs relayé l’information dans ses colonnes. Sans protocole et sans formalisme, ce rendez-vous des internautes du secteur s’est déroulé en toute décontraction dans une ambiance extrêmement conviviale. Après deux heures d’échanges informels, toutes les personnes présentes se sont quittées en se promettant de se retrouver prochainement sous cette forme ou sous une autre. Peut-être que nous serons encore plus nombreux à cette occasion. A ce jour, le groupe compte 204 membres et reste ouvert à tous. Les photos de la soirée sont visibles sur le nouveau site de la ville de Cernay que je vous recommande au demeurant d’aller visiter (http://www.ville-cernay.fr/).
Mis à part cette rencontre, j’ai beaucoup œuvré au cours de ces dernières semaines au sein de mon association dont la vocation est de permettre l’accès des plus démunis à la culture et au sein d’une association sportive de Cernay. A titre plus personnel, j’ai également préparé consciencieusement un concours qui aura lieu prochainement et abouti dans ma recherche d’un éditeur pour publier un livre.
Parallèlement à tous ces engagements, je demeure toujours attentif et vigilant à l’actualité de notre secteur : l’ouverture prochaine du collège de Burnhaupt-le-Haut, la défense et la valorisation du patrimoine minier dans le bassin potassique, le projet du conseil général en matière de traitement des déchets, l’évolution du dossier Stocamine, etc.
Outre les dossiers purement locaux, j’espère qu’enfin nous aboutirons dans les prochains mois, au moins en Alsace, sur l’évolution de nos institutions. Deux éléments doivent nous guider dans nos réflexions à ce sujet : la recherche d’efficacité et la préservation d’une identité cohérente. D’un point de vue identitaire et culturel, je ne peux pas me reconnaître dans une fusion régionale entre l’Alsace et la Lorraine. En revanche, je suis très favorable à l’émergence d’une collectivité alsacienne unique qui aurait à gérer les compétences tant des départements que de la région. La définition du mode de scrutin de cette collectivité mérite encore un peu de réflexion. Le débat doit vivre et les arguments doivent être avancés de part et d’autre. Pour ma part, j’aurais toutefois tendance à privilégier le scrutin uninominal dans des cantons redécoupés (les différences actuelles de population entre les cantons sont inadmissibles) afin de préserver l’ancrage territorial des nouveaux élus territoriaux.
Les prochains mois seront également l’occasion de parler de l’Union européenne dans un contexte de crise économique. L’Europe qui a trop souvent été la cible de tous les eurosceptiques doit prouver dans la situation délicate actuelle qu’elle peut être une véritable chance pour tous les États membres, notamment à travers une coordination efficace des Etats dans tous les domaines. Nous aurons vraisemblablement encore l’occasion d’en parler dans les prochaines semaines…
Lundi dernier, les conseillers communautaires de la Communauté des communes de Cernay et environs (CCCE) se sont réunis en séance plénière pour examiner le budget primitif de l’année 2009. A l’ordre du jour notamment : la validation de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères pour 2009. Cette redevance a suscité le débat voire la polémique en raison de son augmentation inconsidérée.
Venons en aux chiffres. Si vous disposez d’une poubelle de 60 litres, vous paierez 42 euros de plus qu’en 2008 ; si vous avez une poubelle de 80 litres, votre facture sera majorée de 47 euros ; si vous avez un conteneur de 120 litres, c’est 57 euros que vous débourserez en plus. En moyenne, la progression est de 25% d’une année sur l’autre !
Cette hausse s’explique par trois facteurs majeurs : les majorations de la cotisation du SM4 (+41%), de la cotisation du SIVU (+28,6%) et du coût du traitement SM4 (+11,15%).
Certains estiment que ces augmentations sont le fruit de l’enlisement du dossier relatif au 3ème incinérateur pendant que d’autres justifient ces hausses « conjoncturelles » par la crise et la baisse du coût des matières premières. Toujours est-il que la décision a désormais été prise et que chacun paiera la douloureuse l’année prochaine bien que les élus cernéens se soient tous abstenus sur ce point jugeant qu’ils ne leur revenaient pas d’assumer une telle hausse !
Personnellement, je n’accepte pas cette décision qui pénalise fortement le pouvoir d’achat des usagers. Les ménages ne sont pas des vaches à lait ! Ce n’est pas aux citoyens, qui se sont massivement impliqués dans le tri sélectif, de solder une situation que personne ne souhaite assumer.
SM4, SIVU, Conseil général, communautés des communes, gestionnaires de site : l’imbroglio est total dans la gestion des déchets. Je l’ai décrit pendant la dernière campagne des élections cantonales et j’avais fait des propositions pour y remédier (voir mes posts précédents).
Vu la hausse attendue de la redevance, il me paraîtrait opportun que chacun des acteurs évoqués ci-dessus organise des réunions publiques pour :
justifier leur augmentation respective ;
expliquer les mesures qu’ils entendent prendre pour ne plus rééditer une telle augmentation ;
évoquer leurs projets d’avenir et le calendrier de mise en œuvre (Où en sommes-nous notamment de la fameuse chaudière annoncée par le président du Conseil général il y a deux mois ?)
Dans le contexte actuel, cette hausse est trop importante pour qu’aucune leçon ne soit tirée. La transparence de chacun des acteurs est absolument nécessaire pour que les citoyens comprennent la situation et surtout pour que cette progression de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères n’entrave en rien les efforts entrepris en matière de tri sélectif par tous les habitants de notre secteur.
En débutant la rédaction de ce post, je m’aperçois que le nom de mon blog commence à devenir obsolète et, pour ne pas laisser naïvement penser que mon engagement s’est arrêté en 2008, je veillerai à le renommer dans les prochaines semaines. En dehors de ces considérations informatiques, je souhaite revenir sur la réunion plénière du Conseil de développement du Pays Thur Doller où je siège depuis le mois d’octobre dernier et qui s’est tenue hier soir. Au programme de cette soirée notamment : la présentation du plan climat.
Ce dossier à la fois passionnant et pleinement dans l’air du temps a été présenté par un conseiller communautaire. Ce dernier est revenu sur la genèse de ce plan et a rappelé un certain nombre d’engagements pris par la France et l’Union européenne depuis quelques temps pour réduire l’émission des gaz à effet de serre. En France, l’engagement a été pris en 2003, devant la communauté internationale, par le chef de l'État et le Premier ministre de « diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d'ici 2050 ». Cet objectif a été validé par le Grenelle de l’environnement en 2007. La Région Alsace semble vouloir obtenir les mêmes résultats mais dans un délai plus court… à l’horizon 2025 !
C’est précisément dans cette perspective régionale que le Pays Thur Doller souhaite rapidement mettre en œuvre un plan d’actions. Après la fameuse « Semaine du Climat » du mois de novembre qui a connu un grand succès et a permis à chacun de mesurer la situation environnementale dans laquelle nous nous trouvons, il est venu le temps de mettre en œuvre des actions très précises visant à atteindre les objectifs ambitieux fixés par la région Alsace. Pour ce faire, toutes les initiatives sont les bienvenues ! Qu’elles proviennent des citoyens, des associations, des bailleurs, des entreprises, des communes, des regroupements intercommunaux et qu’elles concernent l’énergie, les transports, l’habitat, l’urbanisme, le patrimoine bâti, l’aménagement de l’espace, l’agriculture, la forêt, les déchets…
La réduction de l’émission des gaz à effet de serre est l’affaire de tous. A chacun maintenant d’agir ! N’hésitez pas à me faire part de vos initiatives à l’adresse suivante : guillaumegermain@voila.fr
Dans un contexte international et national chargé et fort mouvementé, entre l’investiture de Barack Obama, la guerre à Gaza et la crise économique, une information a été dévoilée hier, celle du redécoupage des circonscriptions électorales. Le secrétaire d’État aux collectivités territoriales en charge de la réforme a présenté hier aux députés du Haut-Rhin le projet de redécoupage. Le sujet peut paraître mineur eu égard aux enjeux de taille auxquels nous sommes actuellement confrontés. Toutefois, la réforme est indispensable et attendue.
Pourquoi le redécoupage est-il indispensable ?
La représentation nationale est assise sur le principe d’égalité. Depuis le dernier découpage électoral de 1986, chaque député devait être élu dans une circonscription électorale de 100 000 habitants. Mais avec l’évolution démographique, il est apparu que certaines circonscriptions pouvaient être quatre à cinq fois plus peuplées que d’autres. Par ailleurs, le code électoral prévoit qu’après deux recensements de la population, il est indispensable de procéder à un redécoupage des circonscriptions. Ce sont donc ces raisons qui ont conduit le Gouvernement à lancer cette réforme. Dans le cas contraire, le Conseil constitutionnel pourrait, dans l’hypothèse d’un recours aux élections législatives de 2012, déclarer les élections invalidées au motif qu’elles dérogent au principe d’égalité et qu’elles ne tiennent pas compte des obligations inscrites au code électoral.
Quel impact local ?
Le seuil de création d’une circonscription est passé de 100 000 à 125 000 habitants. Les circonscriptions sont donc agrandies pour éviter de devoir augmenter le nombre de députés ce qui en soi est une sage décision. Dans le Haut-Rhin, le nombre de circonscriptions est ainsi ramené de sept à six. Une circonscription reste inchangée : celle de Colmar. Toutes les autres connaitront, si le projet se confirme, des modifications de périmètre. Dans notre secteur, il est prévu que la 7ème circonscription de Cernay-Guebwiller et la 3ème circonscription de Thann-Altkirch soient totalement refondues. Il est notamment prévu que les cantons de Cernay, Ensisheim, Masevaux, Soultz, Saint-Amarin et Thann forment une des six circonscriptions du Haut-Rhin. Au-delà de la perte d’une circonscription dans le Haut-Rhin et de la dimension purement électorale, je me réjouis du projet de création de cette circonscription parce qu’elle est cohérente territorialement. Premièrement, le Pays Thur Doller, bassin de vie dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est pertinent, ne sera plus morcelé entre deux circonscriptions. Deuxièment, le Bassin potassique aura une unité à travers la présence d’une part importante des communes de l’ancienne communauté des communes du Bassin potassique. Troisièment, le territoire de vie Thur Doller lancé récemment par le Conseil général correspond à quatre des six cantons de la nouvelle circonscription. J’espère que le Gouvernement confirmera dans les prochains mois ce projet qui n’entraînera pas de révolution pour notre secteur mais qui permettra de conforter un bassin de vie pertinent.
Le passage à la nouvelle année est un formidable moment d’espérance. C’est l’instant rêvé de tous les possibles au cours duquel chacun esquisse ce que sera son futur. L’heure de l’évocation des projets, des attentes et des désirs est donc arrivée. Alors, je forme le vœu que 2009 soit une année d’engagement au cours de laquelle chacun, en fonction de ses talents et ses ambitions, ira au bout de lui-même.Il ne saurait y avoir une année de transition, d’incertitude ou d’attente surtout dans un contexte de crise économique et financière où notamment des emplois sont en jeu.
C’est précisément quand la situation est difficile, comme elle l’est aujourd’hui, qu’il convient de redoubler d’ingéniosité et d’engagement sans crainte de l’échec. Chacun, dans le domaine qui est le sien (économique, social, associatif, politique, syndical, etc.), peut toujours s’engager davantage pour qu’ensemble nous puissions progresser. Le 13 avril 1945, le président Rossevelt disait que « la seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d’aujourd’hui. » Je crois que cette affirmation est toujours d’actualité ; elle doit être notre référence pour l’année à venir.
Localement, je souhaiterais que tout soit mis en œuvre, au cours de cette année, pour anticiper les éventuelles difficultés de nos entreprises. J’aimerais également que cette année soit celle des grandes ambitions institutionnelles et territoriales avec l’émergence d’une idée forte : la création d’une communauté d’agglomération du Pays Thur Doller incluant la commune de Wittelsheim. A côté des communautés d’agglomération de Mulhouse et de Colmar, nous pourrions ainsi devenir le troisième pôle le plus important du Haut-Rhin. Je crois que cette idée mérite d’être explorée parce que tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître que le Pays Thur Doller est un ensemble cohérent.
Toujours dans le même registre, j’espère que cette année verra l’aboutissement de la réforme institutionnelle en Alsace. Nous en avons trop longtemps parlé ; il convient maintenant de la faire. Je souhaite aussi que nous puissions avancer rapidement sur la question du traitement des déchets en définissant très précisément la nature du projet du conseil général à Aspach-le-Haut.
Comme il est enfin de tradition, je vous adresse, à vous et ceux qui vous sont chers, tous mes vœux de santé, de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année.
C’est vendredi dernier en milieu de journée que j’ai appris que le président du Conseil général du Haut-Rhin allait annoncer sa décision de mettre un terme au projet d’incinérateur à Aspach-le-Haut. Si cette nouvelle à de quoi surprendre compte tenu de la position initiale de l’exécutif départemental sur ce dossier, elle se veut néanmoins rassurante. Après des années de débats passionnés et souvent passionnants, la raison semble avoir repris ses droits. L’application du tri sélectif dans plusieurs intercommunalités haut-rhinoises a montré qu’il était possible, en peu de temps, de baisser le volume global de déchets à incinérer. La construction d’un 3ème incinérateur n’a donc plus aucune raison d’être. C’est d’ailleurs ce que j’écrivais au président Buttner dans un courrier que je lui ai adressé le 13 octobre 2007. Je me réjouis que le Conseil général ait abandonné cette idée au profit d’une mutualisation des outils et des équipements au niveau départemental. Le nouveau projet de grande chaudière créant de l’énergie avancé par le président du Conseil général me paraît aller dans le bon sens parce qu’il semble s’inscrire dans une logique de développement durable en valorisant un maximum nos déchets.